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La tubéreuse (Polianthes tuberosa) est une plante herbacée appartenant au genre Agave de la famille des Agavaceae ou, plus récemment, à celle des Asparagaceae, selon la classification phylogénétique APG III (2009).

Originaire du Mexique, elle a été introduite en Europe puis en Asie à partir du XVIe siècle. Elle était autrefois abondante dans la région de Grasse, et elle recommence à être cultivée aujourd'hui, et c'est en Inde que les récoltes sont les plus abondantes. La tubéreuse est surtout utilisée pour la fleur coupée et pour la parfumerie. On peut aussi la cultiver en pot, tout en sachant que son bulbe ne fleurit qu'une fois.

En parfumerie
L'essence naturelle de tubéreuse était jadis obtenue par la technique de l'enfleurage à froid (les fleurs étant déposées sur des plaques enduites de graisse inodore, qui s'imprégnait de leur parfum. Un solvant tel que l'éthanol permettait d'obtenir par la suite une essence dite « absolue »). Aujourd'hui, l'enfleurage à froid n'est guère plus utilisé. La fleur est directement extraite par des solvants volatils. (source : osMoz, esprit de Parfum)
Le résultat obtenu est une note très capiteuse, plutôt verte au départ, elle évolue vers une rondeur lactée et solaire, pouvant rappeler un effet noix de coco. La tubéreuse entre notamment dans la composition de Poison, un parfum créé en 1985 pour la maison de parfums Christian Dior. Narcisse Noir de Caron, créé en 1911 par Ernest Daltroff et Fracas de Robert Piguet, composé en 1948 par Germaine Cellier peuvent être considérés comme des précurseurs de la note de tubéreuse en parfumerie. Giorgio de Giorgio Beverly Hills (1981), Tubéreuse Criminelle de Serge Lutens (1999), Fragile de Jean Paul Gaultier (1999), ou encore Carnal Flower des Éditions de Parfums Frédéric Malle (2005) en sont des représentants.
Cette odeur capiteuse, persistante, un peu inquiétante, est également présente dans la fleur fraîche, Zola allant même jusqu'à écrire dans Nana que « quand les tubéreuses se décomposent, elles ont une odeur humaine. » Il faut dire que la tubéreuse présente une étrange particularité : ses fleurs continuent de diffuser leurs particules odorantes pendant plus de 48 heures après avoir été cueillies.
D’après Wikipédia 
Mis à jour le 20/05/2020 à 19h25






Un peu d’histoire
Les fleurs appartiennent au patrimoine culturel du pays de Grasse : elles ont façonné le paysage, donné naissance à des fêtes locales colorées et joyeuses et ont contribué à la renommée et au développement économique de la ville.
Dès le Moyen Âge, l’abondance des sources et des plantes aromatiques à Grasse favorise l’installation des tanneurs, qui développent un artisanat autour de la ganterie. La parfumerie grassoise naît de cet artisanat et du contexte climatique particulièrement propice à la culture des plantes à parfum.
Dès 1800, les restanques en bordure de la ville se couvrent de jasmins, d’orangers, de rosiers, de cassiers, de jonquilles et de tubéreuses.
Au début du XXe siècle, à l’apogée des cultures de plantes à parfum avec 2 000 hectares, les cueillettes se succèdent à Grasse du mois de mars jusqu’au mois de novembre : activité exclusivement manuelle, essentiellement réalisée par des femmes, la cueillette a lieu dès l’aube, à l’aide de paniers ou de grands tabliers aux bords retroussés et fixés à la taille pour accumuler les fleurs.
Sur ce territoire grassois, les savoir-faire, transmis de façon orale et gestuelle, se perpétuent. La qualité des matières premières naturelles, des produits naturels issus de leur extraction, ainsi que l’art de composer les parfums font l’unanimité. Producteurs, cueilleurs, ouvriers, parfumeurs, chercheurs… forment une véritable communauté pour qui préserver et transmettre cet équilibre devient fondamental. L’inscription en 2018 au Patrimoine culturel immatériel de l’Unesco des « Savoir-faire liés au parfum » récompense ainsi l’excellence du pays grassois.
Quatre fleurs emblématiques pour raconter ce patrimoine : la rose de mai ou centifolia « cent-feuilles », célébrée chaque printemps à Grasse ; la tubéreuse au parfum propice à l’amour, l’un des plus puissants du règne végétal ; la fleur d’oranger bigaradier, qui offre à la gastronomie et à la parfumerie son eau et son huile essentielle appelée néroli ; enfin, la violette, présente au pied des oliviers, dont les fleurs sont utilisées en confiserie ou par les fleuristes et les feuilles en parfumerie.
© - La Poste - Chloé Fargier musée international de la Parfumerie - Tous droits réservés
D’après le communiqué de presse de Phil@Poste 
Mis à jour le 20/05/2020 à 19h24

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